Les Folies d'Offenbach
Dessiner la cartographie hurluberlue, frénétique et poétique des folies d’Offenbach.
.......................................................................................................
"Qui se souvient des intrigues parfois conventionnelles et toujours tirées par les cheveux des ouvrages d’Offenbach ? Souvent, rien de précis sinon une joyeuse démesure. En revanche, qui ne se souvient pas de ses airs, de ses galops, de ses cancans ?
C’est la réflexion que je me faisais, le jour où Gérard Lecointe m’a invité à écouter ses arrangements des pages célèbres d’Offenbach aux mains de ses seuls complices percussionnistes. Tandis que les mailloches endiablées libéraient une formidable énergie, les airs célèbres se sont mis aussitôt à faire la java dans ma mémoire. Comme si mon patrimoine génétique de spectateur français n’attendait que d’être percuté pour réagir aux accents de l’opérette.
Il m’apparaissait que le noyau de l’énergie contenue dans cette musique reposait sur des formules répétées de manière obsessionnelle, jusqu’au-delà de la satiété, jusqu’à faire tourner la tête, jusqu’à la folie. En me plongeant dans les livrets, j’ai vu que ces obsessions musicales recoupaient des thèmes qui traversent l’œuvre d’Offenbach de manière tout aussi obsédante. Comme si la vie n’était qu’un banquet ininterrompu, une course à l’ivresse, par l’alcool et par la danse pour renverser tout par-dessus tête, à commencer par le langage lorsqu’il n’est que l’expression des convenances bourgeoises. Une pièce d’ogre, un véritable hymne bachique à la jouissance.
J’ai proposé à Gérard Lecointe et à Bernard Tétu de laisser là tous ces livrets et de construire un spectacle qui proposerait une lecture thématique des lubies d’Offenbach : aimer, boire et danser bien sûr, mais aussi parler et déparler. Un spectacle qui finirait par dessiner la cartographie hurluberlue, frénétique et poétique des Folies d’Offenbach."
Jean Lacornerie
Ce que la presse en dit :
« Les Folies d’Offenbach sont de ces petites réjouissances qui valent un bon steak et une bonne baise. Le spectacle […] prend les obsessions d’Offenbach à bras-le-corps et même sous la ceinture. Parcourant les œuvres du compositeur, il livre une revue de cabaret trépidante, pétillante, désopilante et jubilatoire. Le public ne s’y trompe pas qui entonne les tubes, applaudit des pieds aux virtuosités des musiciens, s’exclame lors des tours de magie, s’esclaffe à tout va […]. Les Folies d’Offenbach sont un vrai spectacle populaire, c’est-à-dire artistiquement exigeant et de bon goût. »
Lyon Capitale (octobre 2007)
« Offenbach revisité par Jean Lacornerie […], les Solistes de Lyon-Bernard Tétu en chanteurs exubérants et les Percussions Claviers de Lyon en trouble-fêtes, c’est tout simplement du bonheur brut. »
Le Petit Bulletin (octobre 2007)


